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29/04/2012

un peu de promotion.

Voila, un peu de publicité pour le roman d'un ami Olivier Gérard, écrivain, réalisateur et navigateur invétéré, ( il fut même l'assistant d' Orson welles, ça vous la coupe hein??)

Je vous livre donc la critique de l'excellent site Unwalkers. Alors plutôt que de vous farcir les programmes de nos deux candidats pour savoir quoi faire dimanche prochain, faites chauffer votre carte bleue et commandez ce bouquin.

Sinon, vous avez aussi le choix de rester vautré dans votre béatitude crasse. C'est comme vous voulez.

« Te retourne pas, Handala! » d’Olivier Gérard (Kyklos) – sublime, bouleversant : LA nouvelle référence de Caco

Résumé :

Marié à Sandra, une femme qui a embrassé le judaïsme et tenait à faire l’alyah – le retour en Terre Sainte – Asso se retrouve à gérer une boutique d’articles de sport au cœur de la plus riche colonie juive d’Israël, à deux pas de Jérusalem. Son existence monotone aurait coulé sans histoire… c’était compter sans l’irruption de celui qui fut jadis son mentor : Mossan, l’homme qui, en s’appropriant son adolescence au point de vouloir faire de lui son double, a suscité sa haine.

Devenu pdg planétaire, Frank Mossan joue les philanthropes et s’avise de vouloir rendre l’eau à un village palestinien de la Vallée du Jourdain au bord de la sécheresse en le dotant des panneaux solaires qu’il fabrique. Soulevant un tollé dans la communauté juive d’Israël et chez ses colons, l’intrusion de Mossan déchaîne tout autant la fureur des terroristes islamistes.

Pris entre deux fanatismes, jeté dans la tourmente qu’ils attisent, montré du doigt comme ancien protégé du milliardaire Mossan, Asso devient, à son corps défendant, le jouet d’un complot infernal.

 

Mon avis :

Sans aucun doute mon 2è coup de cœur de 2012. Merci merci merci Virginie pour cette découverte !

 

Nous voilà plongés au coeur du conflit israélo-palestinien, et peut-être comme Asso, le personnage que nous suivons, bien malgré nous. Ben oui quoi, on nous en rebat les oreilles de ce conflit dont les tenants et aboutissants ne sont déjà pas clairs pour tous ceux qui s’y intéressent, alors je vous laisse imaginer ce qu’il en est du commun des mortels qui n’en sait que ce que la TV veut bien nous en dire (je vous laisse imaginer la fiabilité et l’objectivité du truc…).

Asso donc a épousé Sandra à St Dié. Mais voilà, Sandra se convertit au judaïsme et Asso, pas religieux pour deux sous, en reste pantois. Mais il accepte cette conversion. Mieux, il accepte d’aller avec Sandra s’installer en Israël, où elle souhaite vivre sa foi. Voilà la petite famille (ils ont rapidement eu un fils, Conrad) installée en Israël, Sandra dans sa foi, Asso dans sa petite vie de commerçant.

Manque de chance : si Asso est marié à une juive, il est pourtant lié d’amitié (et plus si affinité) avec des Palestiniens, rencontrés dans le cadre de ses voyages à travers le monde ou ses activités commerciales. Plus ennuyeux encore : ce philanthrope européen qui débarque pour aider à la survie d’un petit village palestinien au pied des colonies juives, n’est autre que son « père de substitution », qu’il n’a certes pas revu depuis des années, mais auquel il est pourtant resté très attaché.

Asso se retrouve donc piégé entre les extrémistes israéliens (sionistes) et palestiniens (islamistes) – notez que tout ceci rime, et revient a priori au même -, enjeu de chaque partie sans vraiment s’en rendre compte. Tout cela le dépasse largement, mais pris dans cette spirale, il n’a d’autre choix que de prendre des décisions. Plus question alors d’être raisonnable… Il s’agit de s’orienter vers « le moins pire », cet entre-deux qui finalement le perdra, faute d’avoir voulu (ou plus probablement pu en toute connaissance de cause) se positionner.

 Attention, ne cherchez pas dans ce texte une quelconque prise de position de l’auteur (quoi que je ne doute pas qu’il ait un avis sur la question) : Olivier Gérard, avec pudeur, détermination et objectivité, « se contente » de nous narrer des faits, les mêmes que ceux que nous voyons à la TV (toujours elle), mais intégrés à une histoire particulière, celle d’un homme. Il en fallait du courage pour s’attaquer à un tel sujet, à une époque où certains mots deviennent malencontreusement malheureux et dangereux. Mais non seulement Olivier Gérard s’y attelle, mais en plus il fait en sorte que nous ne puissions pas, nous lecteurs, récupérer ce texte dans une optique de parti pris. Le culot devient la plus grande qualité de l’écrivain. Aucune concession au romanesque : une telle histoire ne peut bien se terminer, aucun camp ne peut « avoir raison », aucune justification ne peut en être une, aucune raison n’est raisonnable. Asso est ce qu’il est, un homme tiraillé et dépassé par un conflit dans lequel il a été entrainé ; Zaher est un jeune homme qui pense opter pour la meilleure solution ; Sandra est une convertie qui jamais n’avait vu sa religion comme une menace ; … . Ils sont attachants de réalisme, touchant de vérité, … . Ils sont vrais.

L’écueil des raisons religieuses est évité : ce sont les hommes qui sont responsables avant tout : laissons aux Dieux ce qui leur appartient et aux hommes leurs responsabilités.

 Un livre bouleversant sur une réalité révoltante, mené avec brio par un auteur à l’écriture hallucinante de justesse, de finesse.

28/12/2011

Autodafé

ours.jpg Bon, hier je vous parlais d’Intouchables.bruckner,ours,baleine,réchauffement,o'toole,paasilina,horwitz,unwalkers

Comme vous avez eu le temps de déballer fébrilement vos cadeaux, livres, romans, disques et DVD de Noël, je vous parlerai aujourd’hui d’un Imbuvable comme le bouquin de Pascal Bruckner dont j'ai déjà parlé :‘ Le fanatisme de l’Apocalypse’ qui dit en gros et pour résumer que c’est l’haleine des ours blancs qui détruisent la couche d’ozone, que c’est la surpopulation de baleines qui fait monter le niveau des océans, bref que le réchauffement planétaire c’est du pipeau et qu’il suffit d’enlever son pull si on a un coup de chaud.

 

Pascal Bruckner, lorsqu'il passe à la télé, se permet de faire incruster 'Philosophe' sous son image, ce qui déclenche rapidement l'hilarité des téléspectateurs un tant soit peu avertis mais en dit long sur l'état de la couche de son ozone à lui.

Si on vous a offert ce livre, vous pouvez le jeter au feu sans l’ouvrir, c’est déjà un geste pour la planète.

Moi, je l’ai lu, j’aurais pas dû. Mais bon, je l'avais volé.

Vous avez ensuite les illisibles et les inaudibles mais comme je suis énervé à cause de Bruckner, je vous conseillerai juste de ne pas perdre votre temps avec le dernier Musso, vous risqueriez de vous rendre compte que vous l’avez déjà lu.

Si vous voulez vous faire un vrai cadeau, lisez ou relisez ‘ La conjuration des imbéciles’ de Kennedy O’Toole, ‘La forêt des renards pendus’ de Paasilina et surtout, surtout, celui que je viens de terminer ‘ Natural enemies’ de Julius Horwitz, moi qui avait la raie sur le côté, j’en suis encore tout décoiffé.

Merci au site http://www.unwalkers.com/2011/06/ de m’avoir fait connaître cette pépite.

Tout cela bien sûr après avoir lu l’indispensable ‘La zygène de la filipendule’ et le petit dernier de chez Kyklos ‘ Viandes et Légumes’ du sieur Gonzales, que je n’ai pas encore eu le temps de déguster mais qui s’annonce diablement épicé.

 

 
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