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11/06/2012

Et pour faire de la télé, c'est combien?

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Samedi soir à l’émission ‘on n’est pas couché’ de Laurent Ruquier était invitée une tenancière de lupanar Suisse, Madame Lisa qui vient de sortir un bouquin sur sa vie, son œuvre et ses tarifs préférentiels. Rien à voir avec Mona Lisa dont le regard en dessous me laisse à penser qu’elle ne faisait pas ça pour rien non plus. La petite dame raconte en résumé que ça ne va pas si mal que ça, qu’après tout elle gagne plutôt bien sa vie et que de toute façon, elle fait ce qu’elle veut de ses appâts (généreux).

 

En face d’elle, Audrey Pulvar, chantre bêlante et bien-pensante du Tout-Paris qui ne met pas ses coudes sur la table et Catherine Alonzo, pilier des ‘chiennes de garde’, féministe reconvertie dans le roman mièvre, écrivaine pasteurisée et chef de rubrique dans ‘Modes et Travaux’, hebdomadaire subversif bien connu.

Les deux journalistes ( il faut bien les appeler comme ça) bombardèrent leur invitée de leur mépris, de leur vindicte ironique et de leurs thèses d'université du VIème arrondissement sur la dignité humaine.

 

De concert, elles déclament que vendre son corps, même à 150€ la passe, c’est vilain, c’est caca, c’est dégradant pour l’image de la femme, qu’il vaut mieux être caissière en supermarché ou faire des ménages pour 920€ par mois, ou courber l’échine devant des chefaillons hargneux pendant 42 ans. Voilà, ça c’est bien, c’est pas dégradant, on peut se regarder dans la glace le matin et tant pis si les fins de mois sont difficiles.

Je suppose qu’Audrey Pulvar n’a pas besoin de vendre son corps pour payer le loyer de son taudis à La Courneuve en fin de mois, il suffit qu’elle ponde un article pour ‘Pèlerin magazine’ sur le manque de moralité et de dignité des prostituées et de leurs clients. On lui fait son chèque et on l’applaudit des deux mains en vantant son courage et son talent et ses prises de positions bien plus morales que celle du missionnaire.

Le plus beau dans l’histoire, c’est qu’au cours de l’interwiew, la journaliste a osé dire littéralement à madame Lisa « On voit bien dans votre livre que vous ne les connaissez pas, les prostituées. »

Juré, craché, elle a dit ça ! Parce que, elle, elle les connait bien les putes, elle en côtoie tous les jours dans les couloirs de la télé.

Qu’on me comprenne bien, je ne fais pas l’apologie de la prostitution, je dis simplement que ce sont toujours les gens d'1m 80 bien au chaud dans leurs baskets qui se mêlent de vouloir interdire le lancer de nains.

Tant qu’elle y est, Audrey Pulvar devrait écrire aussi un bouquin sur la prostitution. J’ai déjà le titre :’Les différentes manières de faire la pute, vendre son corps ou vendre son âme.’ Par Audrey Pulvar, péripatéticienne au journal de 13h.

Alonzo, Pulvar, Polovny et consorts issus de l’école nationale du journalisme aseptisé, pour se débarrasser de tout ce monde-là, il y a du tapin sur la planche.

 

Tiens, je me demande si je ne préférais pas encore Zemmour.

 

08/02/2012

J'ai encore loupé Bonanza.

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J’ai décidé de ne plus regarder la télé.

Pour vérifier que je suis un homme de parole, je l’allume en me disant « Si je tombe sur un truc idiot, j’éteins. »

Je tombe sur un truc idiot. J’éteins pas.

 

Je crois bien que la télé, c’est comme la clope, on allume, on éteint en se disant ça sert à rien, c’est la dernière fois, c’est décidé j’arrête.  Et on rallume.

Donc à la télé, je tombe sur une émission politique avec par ordre d’apparition à l’écran :

Nathalie Artaud dans le rôle d’Arlette Laguillier : On l’écoute marteler son sempiternel laïus dans la plus pure tradition trotskyste qui a toujours voulu éradiquer l’humour du discours politique. Le premier degré, uniquement le premier degré.

Quand Nathalie Arthaud vous passe le sel à table, c’est pas le sel de tout le monde, c’est le sel de la sueur des hommes exploités dans les mines de Silésie. Forcément ça coupe un peu l’appétit.

Vous me direz, ceux qu’elle défend on rarement l’occasion  de rigoler. Et c’est pas avec elle qu’ils vont se plier en quatre.

Vient ensuite, Laurent Wauquiez, ministre de ‘C’est la faute aux 35 heures’, beau gosse, propre sur lui, poli avec les vieux. Lui, a abandonné le premier degré depuis longtemps, il en est déjà au troisième quand il nous explique qu’heureusement qu’il était là, que sans lui la situation serait catastrophique en France.

Il a fait rire tout le monde mais comme il n’a pas une tête à faire de l’humour, je pense que c’était pas exprès.

A la fin, il ne nous salue pas. Pas le temps, rapport aux 35 heures.

Arrive Arnaud Montebourg, beau gosse, propre sur lui, poli avec les vieux, futur ministre de ‘En 2017, c’est moi qui m’y colle’.

J’ai vraiment du mal à croire en le voyant que son vrai patronyme n’est pas Arnaud DE Montebourg, avec une particule élémentaire qui collerait bien au personnage. Mais j’ai mauvais esprit.

D’après ce que j’ai compris, il aurait été sur Wikipédia avec ses potes pour vérifier le mot ‘socialisme’, et vous me croirez si vous voulez, ils ont découvert plein de trucs dont ils se doutaient même pas.

A la fin, tout le monde avait l’air content sauf la petite Nathalie qui avait une dernière chose à ajouter sur les travailleurs mais visiblement, tout le monde s’en foutait.

C’est décidé, je n’allume plus ma télé. Ou alors juste pour voir.

 

 

 

 

 

 
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