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28/08/2015

L'université, c'est mieux l'été.

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L’Université d’été du MEDEF ( Mouvement d’Entraide et de Défense des E… de la Finance, mettez ce que vous voulez à la place des points de suspension) vient de se tenir les 26 et 27 Août sur le camping D’HEC.

HEC c’est comme qui dirait une pépinière pour les grosses légumes des années futures, pas de mauvaises herbes, pas de petites bestioles qui risqueraient de boulotter les  jeunes pousses pleines d’idées innovantes pour nourrir le monde de demain. Rien que de l’étudiant Bio, mallette en cuir véritable, rasé façon Hipster  avec des chaussures à bouts  pointus pour botter le cul des anti-mondialistes qui se croiraient permis de planter leurs mauvaises graines dans leur potager. Les étudiants d’HEC sont les plus calés du monde en matière d’économie , c’est une école qui existe depuis les années 1970  et c’est grâce à eux que tout va pour le mieux et que les affaires tournent depuis cette époque-là. On leur doit une fière chandelle.

Bon alors au MEDEF, comme ils n’ont pas trop le moral en ce moment, ni la tête aux grands discours, ils ont eu l’idée d’appeler du renfort pour animer leur raout. Mais il leur fallait un vrai de vrai, un dur de dur, pas un de ces mollassons qui prônent des petites mesures vaguement sociales pour relancer l’économie, non un type bien campé sur ses deux jambes, bien représentatif de la  droite entreprenante d’aujourd’hui. Donc ils ont choisi un Socialiste.

Et pas n’importe lequel, ils ont choisi Emmanuel Macron, 1er ministre du gouvernement de François Hollande ( un autre socialiste, non j’aime mieux préciser, c’est pas évident)

Je n’y connais pas grand-chose en politique mais avec Macron, je crois bien qu’on est à l’abri de retour  des Bolchéviks et de l’aile gauche des Trotskystes révolutionnaires pour un petit bout de temps, Dieu le bénisse.

Macron, fils d’immigré Versaillais ( rive Ouest), est issu des classes les plus laborieuses de l’univers de la banque et de la finance. Pour payer ses hautes études, il a dû travailler d’arrache-pied jusque l’âge de 28 ans à la mine ( ensuite son papa l’a revendue, la mine).  Après qu’il eût obtenu son diplôme flambant neuf d’économie post-moderne grâce à sa thèse sur «  Comment se débarrasser de la mauvaise Grèce sans peine et dans la bonne humeur. » où il a eu la mention « Peut mieux faire mais c’est déjà pas mal. », le petit Emmanuel partit faire un stage à Wall Street et la City Londonienne.

Fort de son expérience sur cet univers de labeur et de souffrance, il revint en France et réfléchit sur la condition souvent misérable des travailleurs exploités, sous-payés et qui pourtant continuaient de bosser sans trop la ramener vu qu’ils ont pas trop le choix, et il s’est dit qu’on pourrait encore faire mieux . Par exemple que pour amasser un peu plus de Valeur Ajoutée ( ça s’appelle comme ça), 35 heures c’est pas assez et que 1500€ par mois, c’est trop. L’idéal serait d’inverser ces chiffres à 35€ par mois et 1500 heures de travail par semaine un peu comme dans les futurs pays riches.

Dans son discours au MEDEF, il a dit que  évidemment, ça pose quelques problèmes structurels et culturels mais que si les politiques et les dirigeants d’entreprise se serraient les coudes pendant que les employés se serraient  la ceinture, ça pourrait le faire.

Il a été très applaudi parce que, ça tombe bien, les politiques et les dirigeants d’entreprise n’ont pas de ceinture, ils portent des bretelles et ont deux coudes chacun dont ils ont eu l’habitude de jouer pour en arriver là où ils sont.

Il a dit aussi que c’était pas sa faute tout ça, ni la faute des grands capitaines d’industrie, il a dit que c’était la faute à la Mondialisation qui est devenue mondiale. Avant la mondialisation, elle était régionale, ça posait pas de problème, on pouvait se la couler douce les doigts de pieds en éventail avec le village voisin et échanger nos poireaux contre un sac de blé. C’était la belle vie.

Après la Mondialisation est devenue nationale, c’était un peu plus compliqué mais on a construit des autoroutes et fabriquer des caddies de supermarchés et ça a pu rouler à peu près.

Ensuite la mondialisation est devenue Européenne, déjà là ça a commencer à coincer, parce que l’Europe on l’aime bien, mais les Rosbifs, les Espingouins, les Ritals et les casques à pointe, entre Jeanne d’Arc et Napoléon, ça a pas toujours été le grand amour, sans parler des Polaks et des Wisigoths et sans compter que tous ces pays-là ont jamais pu nous blairer, nous autres les bons français pur jus.

Qu’est-ce que vous voulez, il y a de plus en plus d’étrangers dans le monde.

Et pour finir  la mondialisation est devenue mondiale, et depuis c’est franchement le bordel, le monde économique, on n’y comprend plus rien. C’est du Chinois.

Bon, je digresse, je digresse et il est temps de conclure avec un petit exercice amusant. Comparez une photo de Boris Vian et une photo d’ Emmanuel Macron, vous ne trouvez pas qu’il y a comme un petit air de famille ? Pour mémoire, Boris Vian, c’est celui qui a écrit «  J’irai cracher sur vos tombes » et «  Et on tuera tous les affreux. »

Etonnant non ?

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02/02/2013

Michel Sapin ministre du Boulot.

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Hier soir, fin de soirée sur la 2, un reportage effectué avec camera cachée dans une grande entreprise publique, l’émission s’appelle ‘ Les Infiltrés’. Le principe est qu’un journaliste se fait embaucher comme employé lambda et mène sa petite enquête en douce. L’entreprise hier, c’était ‘Pôle emploi’. Après le reportage, des questions sont posées à des invités triés sur le volet. On a bien rigolé.

 

Michel Sapin, ministre du travail et donc de ‘Pôle emploi’ avait poliment décliné l’invitation sur le plateau en arguant que ces procédés de caméra cachée c’était pas très correct. Que les gens quand ils ne savent pas qu’ils sont enregistrés se mettent à dire n’importe quoi, à inventer des trucs. Michel Sapin il dit que quand il visite les sites de Pôle Emploi avec des tas de caméras et de sous-secrétaires d’état et de directeurs de cabinet pour lui épousseter les revers de veston, les gens lui disent qu’il n’y a pas de problèmes, les directeurs d’agence interrogés affirment que tout va bien et tout le monde est bien content. Michel Sapin qui n’est pas du bois dont on fait les cercueils conclut donc que quand il y a une caméra cachée, les images sont en quelque sorte truquées. C’est pas un vrai reportage, c’est pas du journalisme, bref il ne veut pas participer à cette mascarade éhontée. C’est pas un imbécile, Michel Sapin.

 

Alors du coup, ils ont invité le Directeur National de Pôle Emploi, dont je tairai le nom par pudeur et parce que je l’ai oublié. Quand le reportage montrait les problèmes des conseillers, manque de temps pour suivre les dossiers, manque de personnel, sentiment de brasser du vent, de ne plus remplir leur mission, obligation de remplir des cases, de remplir des objectifs bidons, de tenir des entretiens bidons sur des dossiers bidons avec des projets bidons cache-misère inventés par des types qui sortent de grandes écoles de management et  qui n’ont plus vu un chômeur de près ou de loin depuis des lustres parce que dans leur entourage, on bosse monsieur, donc comme le reportage montrait tout ça, le Directeur qui venait justement d’avoir Michel Sapin au téléphone se mit à nier tout en bloc. Le reportage grossissait les traits, exagérait les problèmes, surexposait les dysfonctionnements, bref c’était un reportage à charge effectué par des esprits subversifs pour discréditer les institutions qui font un travail remarquable.

Après le directeur a dit ‘Faut que j’y aille, je dois rappeler Michel’ et tout le monde était content.

 

J’ai l’impression que les Directeurs d’entreprises publiques nommés ou pas par des ministres de droite ou pas, se ressemblent tous un peu. Rappelez-vous, Didier Lombard, PDG de France Télécom quand on lui parlait des suicides, répondait qu’on exagérait que ça allait plutôt bien, que dans le tas y’en avait qui n’étaient pas des vrais suicides, des qui avaient glissé dans l’escalier ou des qui s’étaient approchés trop près du bord.

Les Directeurs des entreprises, c’est pas des imbéciles non plus.

 

On est rassuré, avec Sarkozy ( qui a créé un peu tout ce bazar) les chômeurs étaient entre de bonnes mains, avec Hollande, les bonnes mains n’ont pas changé, simplement ils ont mis des gants.

 

Je me demande si finalement, Michel Sapin, ce ne serait pas l’arbre qui cache la forêt.

 

 

05/01/2012

A l'Ouest rien de nouveau. A l'Est non plus d'ailleurs.

dico.jpgFrançois Hollande (L’ami mollet pour les intimes) dont le discours ne cessait jusqu’ici de s’embourber dans les sables mouvants de l’à peu-près vient de passer la vitesse au-dessus.

Il dresse enfin une analyse politique approfondie de la conjoncture sociale en la dépeignant précisément et avec une acuité qui démontre sa volonté d’élever la pensée vers des sphères jusqu’ici inégalées.

Le tout, finement résumé dans une approche sémantique qui confine à la perfection philologique en ces termes : «  Sarkozy est un sale mec. »

 

Avouez que ça a une autre gueule que ‘ De la merde dans un bas de soie’ lorsque Napoléon parlait de Talleyrand, ou ‘ Nous ne sortirons que par la force des baïonnettes’.

 

Nous sommes rassurés d’appartenir à une nation qui possède de telles pointures politiques capables de synthétiser les faits en si peu de mots.

 

Pour montrer qu’ils ne seraient pas en reste, les histrions attitrés de notre président, Nadine et Jean-François, alias Bouvard et Pécuchet, alias Filochard et Ribouldingue faisant preuve d’autant de verve que l’impertinent présumé, auraient répliqué :

« Ouaahh, l’autre hé !! » et « Même pas vrai. »

 

Gageons que les écoliers du siècle prochain n’auront guère de mal à apprendre par cœur des citations de cet acabit.

 
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