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18/12/2012

Obélix et Compagnies SARL.

astérix.jpg

Je m’apprêtais de façon subreptice à pondre un petit article sur l’ami Depardieu, j’avais déjà fourbi mes armes les plus perfides, lustrer mes plus rutilantes sentences afin de pourfendre un deux le monument cinématographique reconverti en barrique cinémato-gros-phoque.

J’avais même ciselé quelques vannes bon teint dans le genre :

 

 « Si tu t’exiles, Gérard, ce sera Astérix et périls » ou bien,

« Tu fais comme les autres, tu fais la queue pour quitter la France, en file indienne et en rang Deupardieu avec ton pote Arnould »  ( Les deux que vous avez reconnu dans la vignette au dessus)

Je m’étais dis que quand tu déclamais Rostand dans Cyrano :

-Agile comme Scaramouche,

 

-A la fin de l’envoi je touche.

Tu pourrais désormais nous gratifier d'un:

-Avide comme Scaramouche

-A la fin de l’envoi de ma déclaration d’impôt, je touche le pactole.

 

Et quand tu nous faisais vibrer, toujours avec Cyrano :

« Bref, dédaignant d'être le lierre parasite,
Lors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleul,
Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul ! »
Bon sang, je me dis que ça doit pas être facile pour toi de te resservir ces tirades-là sans rougir dans ta glace.

Bon, je me disais tout ça et puis je me suis pourpensé par devers moi-même que tout le monde t’était tombé sur le râble (que tu as dodu) et qu’il n’était nul besoin que je me mette à beugler avec la meute..

Alors, je vous invite plutôt à lire dans le Libération d’aujourd’hui 18 décembre, l’excellent et émouvant article de Philippe Torreton sur son collègue Depardieu, un article sans haine et fort intelligent écrit par un artiste qui pour une fois ne fait pas jouer la fibre corporatiste.

Un acteur qui prend le risque de fustiger un autre acteur, c'est un vrai coup de théâtre.

 

10/03/2012

Il en rougit le traître!

bayrou, cyrano, rostand, aiglonLes lecteurs assidus de cette rubrique auront sans doute remarqué grâce à leur légendaire sagacité que lorsque je commence à gloser sur les hommes politiques, je me laisse volontiers aller au persiflage, au dénigrement, voire à la médisance, et ceci qu’il s’agisse d’hommes politiques de droite aussi bien que de droite.

Et le tout bien sûr, avec une mauvaise foi qui m’honore.

Mais en écoutant Jeudi, François Bayrou à la télé, je dois avouer que j’ai succombé.

Non pas que son programme m’ait convaincu, comme tout le monde mon esprit s’est mis à vagabonder vers de plus vertes contrées lorsqu’il a abordé le problème du financement auto-régulé par fractionnement successif et j’avoue m’être légèrement assoupi devant ses prévisions budgétaires d’amortissement relatif du PIB, je m’apprêtais donc à zapper avec violence pour ne pas sombrer dans un engourdissement fatal quand le bougre s’est mis à déclamer du Edmond Rostand ! Une tirade de l’Aiglon suivi d’un vers de Cyrano de Bergerac !

Le mal était fait. Je fus conquis.

D’avance, je fais mon Mea Culpa auprès de ceux qui se gaussent de mon analyse politique plus que sommaire et qui ricanent de me voir succomber à des charmes aussi superficiels que ceux-là.

Qu’ils me pardonnent, je n’ai jamais su résister à un vers de Rostand. Je fonds littéralement sur Roxane et me répands sur une tirade de Cyrano.

 

Pour vous convaincre de la modernité de ces œuvres, je vous livre une tirade de l’Acte 1, scène IV  où Cyrano veut empêcher un mauvais acteur, Montfleury, de rejouer une pièce :

-          (A la fin, c’en est trop !) Que Montfleury s’en aille

-          Ou bien je l’essorille et le désentripaille

Evidemment, vous pouvez remplacer Montfleury par qui vous voulez, mais c’est quand même plus joli quand ça rime.

 

 

 
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