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25/04/2013

Les fainéants, c’est tous des branleurs.

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Depuis une douzaine d’années, la chasse est ouverte à tous les mauvais citoyens qui ont un penchant pour la paresse, le désoeuvrement, le bayement aux corneilles, on a commencé discrètement par les chômeurs, soupçonnés de rechigner à se lever tôt et à trainer des pieds pour s’atteler à la tâche, on les a montrés du doigt et vilipendés comme des parasites suceurs d’allocations qu’ils sont. Bon, depuis ce laps, mis à part l’inévitable pourcentage de tire-au-flanc qui n'a cure de participer à la fourmilière humaine, les experts ont eu beau créer moult commissions, rapports et colloques divers, ils n'ont pu aboutir qu'à cette conclusion : Les chômeurs ne bossent pas surtout parce qu’ils n’ont pas de boulot. Conclusion que je qualifierais volontiers d’enthymène si je ne craignais de verser dans un baroquisme éhonté et de provoquer une lombalgie en vous forçant à compulser votre Robert en XII volumes.

 

Donc, tout naturellement, après les chômeurs, nos instances inquiètes du fonctionnement chaotique d’un monde qu’ils voudraient huilé et complaisant décident de traquer d’autres oisifs, à savoir les souffreteux, les fraudeurs de l’arrêt maladie, les abusifs du thermomètre rectal, les dépendants à l’ordonnance. Les malades sont montrés du doigt, les grabataires hués et les convalescents conspués. Bien fait pour eux!

Pour pallier ce mauvais état d’esprit, on va leur coller des contrôles à outrance, on va pister ces malhonnêtes.

Personnellement, j’ai une opinion toute faite sur ce problème. Le travail en général est devenu tellement inintéressant et dépersonnalisé à de multiples niveaux qu’il ne reste plus guère de bonnes âmes pour se sentir impliqué. Même en faisant semblant.

D’autre part, les pratiques managériales dénoncées depuis longtemps s’aggravent au fur et à mesure que la crise augmente. Un bon vieux retour en force des vieilles méthodes, rien de tel pour vous forger une âme de chef et vous mater des envies de rébellion.

 

A mon, avis, le fait  de multiplier les contrôles va finir par engendrer un surcroit de travail chez les contrôleurs qui vont se retrouver rapidement en surmenage et donc en arrêt maladie et il faudra des super-contrôleurs pour contrôler les contrôleurs et on n’en finira plus.

Je propose donc de vérifier les causes de ces arrêts-maladie plutôt que les conséquences, demander des comptes à tous les supérieurs, chefs d’équipe, chefs de groupe, chefs de projet, responsables et autres managers ou donneurs d’ordres, de vérifier la santé mentale de tous ceux dont les subordonnés se retrouvent régulièrement absents.

On trouvera sûrement dans le tas des caractériels, cyclothymiques, colériques ou autres psycho-rigides monomaniaques susceptibles de suivre un traitement qui leur remettra un peu d’ordre à l’intérieur. Une cure qui leur fasse adopter un comportement qui redonne envie à leurs employés de revenir au boulot AVEC LE SOURIRE !

Siffler en travaillant, c’est pas une devise de nain, ça !!

 

08/04/2013

Tatcher, tas d'os.

Miss Margareth Thatcher, égérie blindée du Royaume –uni des années 80, muse ferrugineuse du néocapitalisme tendance gelée de menthe a cassé sa pipe en bois aujourd’hui à l’âge de quatre vingt et des poussières de charbon.

Son charisme naturel, la forte dose d’érotisme qu’elle dégageait au moindre de ses mouvements ainsi que la sympathique bonhommie de son visage poupon ont, dès son plus jeune âge, orienté la petite Maggie vers les responsabilités politiques.

La douceur qui émanait de son sourire que d’aucuns comparaient volontiers à de la toile émeri indice 9 ou un buisson épais de ronces lui ont valu des succès inégalés auprès du camp conservateur de l’époque.

Après avoir livré la plupart des services publics( gaz, électricité, métro, voie ferrée, etc) aux appétits des spéculateurs sous prétexte de redresser le pays, elle ferma les mines, les hôpitaux, les écoles, les crèches bref tous les endroits fréquentés par les nécessiteux nuisibles car non rentables.

Son idéal ultime : nationaliser les pauvres en privatisant les richesses.

 

Il suffit d’écouter Mr François Langlet, économiste chevronné au crâne lisse tant à l’extérieur qu’à l’intérieur, et dont on devine un début d’érection rien qu’à l’évocation de l’œuvre Tatcherienne, pour se rendre compte que son influence est encore bien présente dans l’esprit de ceux qui prennent le monde pour un immense magasin où il suffit de remplir des rayons.

 

La dépouille de Maggie sera renationalisée en terre Anglaise sous une tombe qui ne sera pas entretenue, le dernier employé administratif de la ville ayant été licencié en 1994. Ses cendres dispersées aux quatre vents tout comme elle a dispersé l’économie de son pays et son âme sera revendue au plus offrant.

Ce qui ne fait pas lourd.

 

05/04/2013

Le changement de devises, c'est maintenant!

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Le printemps arrivant, je m’étais juré, dans un souci de renouveau, de ne plus dire de mal des hommes politiques, surtout de ceux du gouvernement qui font ce qu’ils peuvent en ces temps troublés. L’époque du ‘Tous pourris’ du ‘Tous les mêmes’ était révolue, je m’étais forgé une conscience de citoyen optimiste, ayant foi en ses dirigeants, honnêtes, irréprochables, intègres.

Et patatras, François Hollande, dont le compte à rebours semblait déjà commencé se retrouve en plus avec un compte en Suisse de 400000 € sur les bras.

On en fait tout un foin : la classe politique dans un ensemble touchant s’est émue de cette révélation : « Ha ben ça alors, nous qui croyions tous que c’était un sans-le-sou ! » proclament-ils. Un camp verse sa larme de crocodile, en l’occurrence plutôt des larmes des îles Caïman, l’autre camp brandit l’étendard de l’indignation : «  Comment ça ?? Seulement 400000€, petit joueur ! Comment voulez-vous que la classe politique soit respectée avec des sommes aussi ridicules ? »

 

Si l’on regarde bien, pourtant, à qui peut-on reprocher quoi que ce soit ?

 

A Cahuzac ? Après tout un ministre du budget se doit d’être prévoyant, se réserver un petit pécule pour les moments de disette qui s’annoncent me semble être une preuve de bon sens, sinon de civisme.

 

A nos amis banquiers Suisses qui perpétuent ( par simple solidarité) la généreuse tradition remontant aux années 40, de conserver dans l’anonymat des biens confisqués en attente de jours meilleurs ?

 

A l’Europe qui permet, par exemple, que les truands Russes blanchissent leur maigres bénéfices dans les eaux bleutées de Chypriotes hypocrites ? ( Anagramme astucieux!)

 

Aux pauvres et aux miséreux qui ne sont pas outillés ( ben oui, ils sont pauvres et miséreux, c’est pour ça) pour résoudre leur pauvreté et leur misère et confient donc leur avenir à une classe dirigeante pour qui le mot 'pauvreté' n'évoque qu'un régime diététique basse calories et pour qui le chômage ne représente qu'une courbe à inflêchir en vue des prochaines élections.

 

En l’état actuel des choses, le système fonctionne juste ce qu’il faut pour ne pas qu’il s’écroule, il craque un peu aux jointures mais il tiendra le coup et repartira de plus belle. Personne n’est responsable en fin de compte et tout le monde l’est.

De temps en temps, on en sacrifie un, comme Cahuzac, qui se fait choper les doigts de le pot de confiture ( ou de chocolats Suisses).

 

En tout cas, en ce qui le concerne, son compte est bon.

 
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