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20/10/2016

La lettre d'un Orang-outan à Luc Alphand

    couvaresenal.jpg  Sacré Luc Alphand, ça t’a pas suffit d’emmerder les chamois avec tes skis pendant 20 ans, d’aller casser les noisettes aux écureuils, de faire trembler les marmottes, d’enquiquiner les lagopèdes et de dénicher les busards six jours sur sept. Faut dire que tu t’en foutais t’as jamais aimé la montagne, tellement que tu l’aimais pas que t’essayais d’en descendre le plus vite possible pour retourner au bistrot. Tu sais que c’est quand même à cause de gros benêts (et je suis gentil) dans ton genre qui passent leurs vacances à se faire tracter leur gros cul en haut des cimes pour en redescendre aussitôt qu’on a planté des remonte-pentes, qu’on a bâti des espèces de chalets immondes où tu pourrais réchauffer tes petites engelures sur tes petites coucougnettes rabougries, qu’on a planté des poteaux dans la prairie et creusé des autoroutes dans les vallées. Je suis pas écolo mais je dis que ça fais cher le forfait pour que tu la ramasses ta médaille. Ensuite, ça t’a pas suffit d’aller faire pétarader ta bécane pour ruiner les burnes aux Sénégalais qu’essayaient de faire la sieste tranquille au soleil, d’aller enfumer le phacochère et refiler des infarctus aux gazelles, faire le beau dans le désert sur ton engin rutilant toujours pour te réchauffer tes coucougnettes de plus en plus rabougries. Je ne suis pas allé consulter ta biographie d’emmerdeur universel mais je suppose qu’il doit bien encore y avoir deux ou trois bricoles dans ton dossier où tu peux te vanter d’avoir gonfler le populo pour alimenter ta gloriole. Bon tout ça à la limite, on s’en fout après tout, le ski en hiver  et le club med en Afrique en été, ça fait marcher le commerce local. Mais bougre de salopiot intersidéral, triple hydrocéphale de mes deux, concentré de desséché du bulbe, il a fallu aussi que t’ailles dégommer les ours avec ton beau fusil tout neuf, un fusil à lunettes en plus ! comme ça t’as pu le tirer de loin, sans trop t’approcher, sans risquer de te faire arracher ce qu’il te reste de coucougnettes rabougries par un bon coup de griffes bien mérité. En plus t’avais un fusil à répétition, ça a dû te faire du bien, ça t’a titillé les hormones, toi qui n’avais plus qu’une vieille escopette à un coup et encore. Je comprends pas, vous les skieurs, vous avez le biathlon pour vous défouler. Mais tirer sur un carton, c’est pas pareil, ça saigne pas un carton, ça n’élève pas ses petits, un carton, ça ne court pas dans l’herbe un carton, et surtout ça ne pousse pas de délicieux grognement quand ça prend une bastos de 12 dans le buffet.

Je sais, les ours c’est des emmerdeurs, à cause d’eux on peut pas élever les brebis tranquille, on pourrait même se retrouver avec un repas sans fromage. Moi, j’en connais pas d’ours, ici dans mon arbre il n’y a plus que deux ou trois singes hurleurs qui me donnent l’alerte quand un empafé dans ton genre se pointe dans ma forêt, je suis le dernier orang-outan du coin, tous les autres se sont retrouvés empoisonnés à l’huile de palme. Enfin c’est tout comme.

Alors s‘il te prend l’envie de te diversifier mon vieux Luc, s’il te prend l’envie de faire un petit carton sur moi et mes congénères histoire de donner du lustre à ton tableau de chasse infect avec tes copains tueurs d’ours, je voulais te dire qu’on vous attend et qu’on est prévenu et que ça fait longtemps que je me suis pas fait griller un petit plat de coucougnettes flétries, même si je suis plutôt frugivore, même si ce sont des vieilles couilles de vieux sportif décérébré, je me pourlècherai les babines avec plaisir.

Et comme j’ai un vieux pote qui a aussi invité un toréador à diner, on pourra comparer.

16/09/2014

Le chômage, c'est pas du boulot (II)

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Mr Pierre Gattaz, inénarrable patron du MEDEF, bon vivant, véritable boute-en train n’en louperait pas une pour faire rire son assemblée. ( ici, on le voit qui raconte une de ses meilleures blagues à F. Hollande)

Dimanche dernier, après un banquet sans doute un peu trop arrosé ( On appelle ça une Université d’été en langage Medef)   notre joyeux drille y va comme d’hab de sa petite histoire drôle, celle de la suppression des jours fériés pour relancer le bazar en France, évidemment on la connaissait déjà mais ça fait toujours du bien de se poiler un bon coup. Surtout qu’il la raconte bien, le bougre.

 

Bref, tout le monde se bidonne, ça s’esclaffe, ça pleure de rire !

« Une autre ! Un autre ! » hurle l’assemblée aux anges.

« Bon Ok, mais c’est la dernière, après faut bosser un peu quand même, on est Dimanche et on n’a rien foutu…Nous on n’a pas peur de travailler le dimanche pas vrai ?? Ha ! Ha ! Ha !   …Il ne resterait pas un peu de votre excellent Armagnac, par hasard? »

Et le voilà parti à raconter ses histoires devant son Travailler les jours fériés, ça ferait baisser le chômage de ceux qui travaillent pas ( les jours fériés non plus) . Bon, j’ai pas tout compris mais je suis pas patron du Medef, moi.

public hilare ( et pourtant, c’est un public de patrons, des ptits gars sérieux, pas des types qui se marrent pour un oui ou pour un non, enfin surtout pour un non…) et il a terminé sur celle du travail les dimanche et jours fériés mais comme il avait pas mal tapé dans la gourde il s’est plus rappelé de la chute, ça s’est un peu fini en eau de boudin.    Et puis tout le monde était bourré. Parait même que Laurence Parisot aurait vomi partout, c’est Emmanuel Valls qu’à été obligé de la reconduire.

Voilà les universités d’été, ça se passe comme ça au Medef. C’est un bon gros chouette tas de chics copains pas bégueules pour un sou, c’est bon enfant, ça se tape dans le dos, on se remémore la larme à l’œil le bon vieux temps d’avant l’invention de l’inspecteur du travail.

Si vous voulez vous poilez encore un peu plus, le Medef publie une anthologie «  Cent ans d’histoires drôles du patronat français » préface de Ernest-Antoine Sellières  ( E136 *)

Ce superbe volume en croute de cuir est un florilège des meilleures blagues de nos capitaines d’industrie de : 

» Si les enfants n’ont plus le droit de travailler dans les mines, ça va ruiner l’économie Française (21 Mars 1841)»

jusque « Des congés payés ?mais ça va ruiner l’économie Française !(1936) « 

en passant par «  Payer les ouvriers quand ils sont malades ? Mais ça va ruiner l’économie Française ! »

Ha que de bons moments de franche rigolade en perspective 

 *  E 136 : Conservateur à 100%.

 

05/09/2014

Bête, c'est l'heure.

Tandis que François Hollande s’échine à tenter de pulvériser le record du monde de chute libre par équipe  ( option parachute doré) en milieu hostile, son ex-compagne Valérie Trierweiler, journaliste par copinage( le choc de poteaux) dans un magazine d’opinion sur rue (le poids démago)

Le-livre-de-poche-la-mort-d-une-aristocratie-de-la-lecture_w670_h372.jpg en profite lâchement pour lui infliger un ultime coup de poignard dans le dos par l’intermédiaire d’un petit opuscul (non, il ne manque pas de « e ») qu'on trouve par milliers ce matin-même dans toutes les bonnes déchetteries.

 

 Je vous l’accorde, un homme à terre en chute libre, c’est un petit exploit qui à lui seul inspire le respect pour cet énarque insaisissable ( Homo Savonneticus).

Toute l’affaire pourrait s’avérer drôle et pitoyable mais songeons un peu à notre sacro-sainte rentrée littéraire germano-pratine, à  tous nos petits écrivains obscurs qui n’ont pas eu la chance de se faire culbuter sur les sièges de l’Assemblée Nationale par un député priapique, à tous les scribouillards dont la rentrée littéraire ne sera pas auréolée d’une paire de cornes synonyme de best-seller. Et pensez à moi, microscopique écrivaillon, comment voulez-vous que je me fasse une petite place au milieu des étals et des bacs des librairies phagocytés par le minois (ravissant j’en conviens) de la vindicative répudiée ?

 

Peu importe !Le livre s’arrache, les ventes explosent, l’édition exulte, on n’avait pas vu ça depuis la parution des mémoires de Loana, princesse du Loft et les confessions d’Emile Louis dans son livre « Je veux Ruquier ou rien » disponibles sur smartphones et tablettes.

 

Voilà donc notre Président, par l’intermédiaire d’un misérable livre,  en proie aux affres de la rumeur, des ricanements et de l’opprobre, le malheureux n'avait pas besoin de ça pour ses affaires. Quand on connaît l’appétence immodérée du lectorat français pour les déballages conjugalo-érotico-politico- mondains, cela ne devrait pas augurer d’un avenir rayonnant pour le P. S. ( Parti sans laisser d’adresse.) aux prochaines élections s’il y en a.

On ne peut même pas lui souhaiter de redresser le Front, à 20% on peut considérer que c’est déjà fait.

Aussi, frères lecteurs,  plutôt que de gémir sur l'état de nos affaires publiques, félicitons-nous d’être un peuple de culture, de lecture, de littérature, le peuple d’Hugo ( Boss), de Voltaire (et Zadig) et de Sartre ( chef-lieu : Le Mans).

Et méditons pour finir, les quelques vers ( un peu remaniés) d’un Orang-Outan prénommé « Tonton Georges. »

Entre autres fines fleurs, je compte, sur ma liste

 

Rose, un bon nombre de femmes de journalistes

 

Sur des feuilles de chou, des paquets d'invendus.

Je leur rends les honneurs à fesses rabattues

 

Et voilà ce qui fait que, quand vos légitimes

 

Montrent leurs fesses au peuple ainsi qu'à vos intimes,

On peut souvent y lire, imprimés à l'envers,

Les échos, les petits potins, les faits divers.

 

Bonne lecture.

 
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